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dimanche 28 mai 2017

Portrait de Bernard Pétine, PDG du Château des Vigiers Golf & Country Club, une vie rythmée par les défis

 

Défis, challenges, opportunités, tels sont sans doute les mots qui ont rythmé la vie et la carrière de Bernard Pétine. Mais c’est surtout sa détermination, voire son obstination qui l’ont mené dans l’univers de l’hôtellerie. Son père voulait qu’il fasse des études supérieures, pour faire de lui un ingénieur ; aucun problème, Bernard a choisi de rater son bac, non pas par incompétence, mais par auto-sabordage. L’objectif : entrer dans la restauration. La restauration, c’est son grand père qui lui en a donné l’amour quand chaque dimanche il l’emmenait déjeuner. C’était d’ailleurs lui, son grand père, qui écrivait les menus du restaurant dans lequel il passait tous ses dimanches.

C’est donc l’appel de la restauration qui l’a poussé à entreprendre un BTS (pas de bac en poche, mais on ne lui a jamais demandé son diplôme…) en gestion de cuisine. Durant ces études au Touquet, il fait des extras en salle au Flavio et au Pérard, deux institutions de la ville du Touquet.

Puis c’est l’appel de l’armée. Lui, le jeune homme de 22 ans de nature un peu rebelle, entame son service en tant que sous-lieutenant, responsable d’une section de 40 hommes, et cela a été une réelle expérience de vie, et surtout l’occasion d’apprendre et de pratiquer le management.

La fin de son service marque un tournant : l’envie de diriger un restaurant, mais pas les moyens d’en ouvrir un. La première opportunité se présente, ou plutôt le premier challenge. Il décide d’accepter un poste d’assistant de direction d’un restaurant… d’autoroute ! Mais l’essai est transformé, il se nourrit encore avec cette nouvelle expérience : la gestion en restauration collective.

Puis débute sa carrière chez Accor. Et c’est là qu’on découvre que l’homme se lasse vite : il lui faut des objectifs, pas de routine. D’abord maître d’hôtel au Novotel Lausanne Bussigny, au bout d’un an il souhaite revenir à la direction de restaurant. Il reste alors au sein du groupe Accor qui possède alors le groupe Courtepaille. Une de ses connaissances est en effet le directeur France de la chaîne de restauration, et il y entre comme simple stagiaire. Devenu gérant, il reprend alors le Courtepaille classé dernier en France et en fait le numéro 1, en transgressant les règles formatées de l’enseigne et en proposant des légumes à la place des frites à ses clients, sacrilège ! Encore un défi relevé, et son audace a payé. Trois ans sont passés depuis l’entrée chez Courtepaille, et le challenge est réussi, le temps de changer est donc venu.

Retour à l’hôtellerie, par opportunité, il prend la sous direction du Novotel d’Orléans, dont le restaurant débite 80 000 couverts par an et y reste 18 mois. Encore une mission trop routinière ou probablement trop « formatée » pour lui, homme d’initiatives.

Il enchaîne alors plusieurs missions en Afrique, mais son objectif est de partir aux Etats-Unis au sein d’un très gros porteur. Son caractère lui fait manquer le poste, il reste donc chez Accor pour prendre le poste qui sera le tournant de sa vie privée. En effet, directeur du Mercure de Strasbourg, il rencontre une jeune réceptionniste qui deviendra rapidement Mme Pétine, et qui est toujours à ses côtés après 28 ans d’hôtellerie. Il se stabilise alors puisqu’il reste de 1983 à 1987 au sein de cet hôtel. Plusieurs missions lui permettent en effet de ne pas s’ennuyer : il contribue à l’ouverture du Mercure Montparnasse et y ouvre un restaurant à thème, son amour de la restauration le poursuivant toujours.

Puis Bernard ne peut résister à l’appel de l’étranger, et faute d’Etats-Unis, ce sera l’Angleterre, avec l’ouverture du Novotel d’York et la mise en place des premiers directeurs anglais du groupe Accor. Mais ses compétences et ses ambitions ne trouvent pas d’entendeur, sa direction régionale ne reconnaissant ni son talent ni son potentiel.

Peu importe, retour en France pour relever un énorme défi : reprendre la direction générale du Manoir Hôtel & Golf du Touquet. C’est là son premier pas dans l’hôtellerie de loisir, et non des moindres. Il y restera 4 ans, y apprendra les finesses du golf, et valorisera au passage l’établissement puisque les propriétaires, le groupe Brent Walker, ont vendu le bien 5 fois plus cher qu’ils ne l’avaient acheté. Une belle fierté pour l’homme ambitieux, mais hors de question de quitter le resort une fois vendu, il a devancé la vente et est parti juste à temps pour garder le contrôle de sa situation.

Le tournant de sa carrière commence par une offre qu’il refuse. En 1991, un ami lui parle du Château des Vigiers, un hôtel de charme de 25 chambres situé en Dordogne. Impossible pour cet homme hyperactif d’aller « se perdre » dans un lieu dont il n’a jamais entendu parler, surtout pour seulement 25 chambres, alors qu’il dirigeait un resort peu de temps avant.

Mais notre homme est curieux, et bien lui en prend, car il décide de se déplacer pour rencontrer le propriétaire suédois de l’hôtel, Lars Urban Petersson, qui est tombé amoureux du lieu, mais qui n’a ni projet ni idée cohérents pour le château.

Bernard Pétine est séduit, par les lieux, par le personnage, par le défi, par le potentiel, par le budget : 12 millions de dollars pour développer le lieu. Créer, mettre en place une stratégie, en partant de quasiment zéro, l’homme est intéressé. 20 ans après, Bernard Pétine est toujours à la tête du Château. Mais il ne s’agit plus du même Château, l’homme ambitieux et passionné est passé par là : de 25 chambres, le château est passé à 87. Il a avec ses plus proches collaborateurs, fidèles depuis 15 ans, réalisé de nouveaux projets comme l’extension du golf, la valorisation du vignoble (une passion qu’il s’est découverte), la construction de maisons, et de gros projets dans ses valises.

Pour lui, les Vigiers c’est une drogue : 20 ans de défis, 20 ans de paris, 20 ans de développement, jamais d’ennui, jamais de facilité, surtout depuis que la crise est passée par là. Au moment où l’homme hyperactif souhaitait ralentir la cadence, il est confronté à un défi quotidien, celui de garder la tête hors de l’eau, de trouver chaque jour le moyen de séduire les clients potentiels.

C’est sans doute le moment de sa carrière le plus difficile, voire déstabilisant, car il n’y a plus de fil conducteur, ni de moyen de se rassurer. Lui qui aime contrôler les choses ne peut plus rien anticiper. Mais il conserve son enthousiasme, et surtout l’art de recevoir, lui qui met un point d’honneur à saluer chacun de ses clients personnellement. Aucun problème ne lui échappe, il aime tout savoir de ce qui se passe dans son établissement, c’est d’ailleurs une règle incontournable. Ses années passées chez Accor lui ont permis de gérer ses affaires avec une grande rigueur et technicité. A cette précision d’horloger, il ajoute une touche humaine, incontournable pour tout hôtelier qui a l’amour du service, mais pas de la servitude.

Malgré tout, sa plus belle réussite est d’avoir su concilier un métier prenant, passionnant, voire envahissant, avec une vie privée riche, intense et épanouie. Sur ses deux enfants (un fils, une fille), l’un réalise des études de marketing quand l’autre se destine à… l’hôtellerie ! Et son mariage dure depuis 28 ans, de quoi prouver que ce métier n’est pas toujours incompatible avec une vie de famille.

Ce qu’il conseillerait à un jeune qui veut entrer dans l’hôtellerie ? Ne pas avoir peur de ses ambitions et surtout partir découvrir les autres cultures et langues. La condition sine qua non pour réussir dans l’hôtellerie, c’est de ne pas regarder sa montre pour compter ses heures, mais surtout de ne pas renier ses valeurs et sa personnalité.

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