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vendredi 24 février 2017

La marque DayUse ? Circulez ya rien à voir !

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Il était une fois Killagg’s qui décida de déposer la marque « cornflakes » auprès de l’INPI et parvint à la faire enregistrer, fermant ainsi la porte à ses concurrents qui n’eurent plus le droit d’utiliser ce mot pour commercialiser leurs corn flakes. Toujours respectueux du droit, et surtout du sien à en abuser, Killagg’s le procédurier attaquait ses concurrents, mais pas qu’eux, dès que le mot « corn flakes » était utilisé. Les personnages et les situations de ce récit étant presque fictifs, toute ressemblance avec des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que volontaire.

Dans cette logique, quelle société pourrait bloquer quelle marque ? Bonduelle et « haricot-vert » ? Daucy et « petit-pois » ? Calor et « sèche-cheveux » ? Lapeyre et « bow-window » ? Total et « libre-service » ? Sony et « haut-parleur » ? Ikea et « abat-jour » ? Ricard et « eau-de-vie » ? Expedia et « agent-de-voyages » ? Loréal et « anti-âge » ? la NRA et « arme-à-feu » ? Boeing et « avion-cargo » ? Universal et « bossa nova » ? Leroy-Merlin et « contre-plaqué » ? Le Lido et « dîner-spectacle » ? la SNCF et « garde-barrière » ? Nescafé et « machine-à-café » ? Dim et « soutien-gorge » ? Matel et « yo-yo » ? MacCain et « pomme-de-terre » ? etc…

Si le blocage de mots composés était à ce point facile, imaginez la manière dont vous décririez à vos enfants une simple jardinière de légumes contenant petit pois, haricots verts, chou-fleur et pommes-de-terre… : un mélange de légume dont un long légume vert, dont des espèces de petits cailloux verts, etc…

L’aberration de l’INPI

C’est pourtant ce qu’a fait la société Day Use en déposant le mot « dayuse » en complément du dépôt de différentes versions de l’image de son logo. Le plus extraordinaire, c’est que l’INPI ait pu accepter cet aberration. Il y a moyen de contester, mais il appartient à celles et ceux qui se trouvent lésé(e)s de se mobiliser. Sur un simple plan de bon sens, une startup s’occupe de trouver des clients et de les satisfaire, pas de contrecarrer les coups bas de ses concurrents, d’où l’absence de contestation apparente.

Ceci n’empêche pas la société Day Use d’ester en justice contre ses concurrents parce que les vils marauds utilisent le mot "day use" à des fins de référencement (cf. email ci-après). Euh... comment fait-on pour vendre des haricots verts sur Internet sans utiliser le mot "haricot vert" dans son contenu visible mais aussi dans son contenu destiné au référencement ? Ah oui mais là on parle de haricot, alors que pour la société Day Use c’est pas pareil.

Historique de l’expression day-use

Day use, terme anglais signifiant littéralement « usage de jour », est utilisé depuis des décennies dans le secteur hôtelier afin de désigner la location de chambre d’hôtel pour une ou plusieurs heures en cours de journée, i.e. en dehors de la nuit.

En 2001, le journal La Dépêche publiait un article « Les hôtels en pincent pour les 5 à 7 » et Le Monde publiait « Le "cinq-à-sept" profite plus aux hôteliers que les 35 heures ».

En 2003, une étudiante en tourime demandait sur un forum où trouver des informations concernant un « day use ».

Les références à l’expression sont nombreuses dans les manuels, et notamment ce cours de 2004 de l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail du Maroc.

La société Day Use datant de 2010, elle ne peut manifestement pas revendiquer une quelconque propriété du mot "dayuse". Si la société Day use avait été la 1ère à commercialiser ce service sur Internet, si Day Use avait été la 1ère société à acheter le mot clé sur Google, si..., alors on pourrait éventuellement lui trouver une demie circonstance atténuante. Mais là…

Un extrait de la prose du dirigeant de Day Use

En janvier 2015, nous recevions un email avec ce texte :

Je me permets de vous contacter suite à l’article que vous avez mis en ligne le 6 janvier 2015 : https://hotelgestion.wordpress.com/2015/01/06/roomforday-dayuse/.
Je me présente David Lebée fondateur et directeur général de la SAS DAY USE, plate forme de réservation de chambres d’hôtels en journée.
DAY USE existe depuis octobre 2010, nous sommes présents dans 12 pays avec 1000 hôtels partenaires dans le monde, nous avons réalisé un volume d’affaires en 2014 de 6,1 millions d’euros, chiffre officiel et consultable. La SAS DAY USE a une filiale américaine et un bureau d’exploitation à MIAMI avec au total 25 salariés entre nos bureaux parisien et américain.
Pour votre information, le nom Dayuse est une marque protégée qui appartient à la SAS DAY USE créée en octobre 2010.
Ce nom a été déposé, le 3 janvier 2011 (soit depuis 4 ans) à L’INPI avec le numéro national 11 3 794 549 et 13 3 985 122.
Nous avons également une marque déposée à la CNIL le 11 septembre 2011 avec le numéro de déclaration : 1530424v0.
Je vous informe également que nous comptons parmi nos associés PARTECH VENTURE (7 ème fond d’investissement mondial), Christophe Chausson (PDG de Chausson Finance, un des plus grands leveurs de fonds français).
La société dont vous relayez le communiqué de presse, sans même vérifier les informations communiquées, cherche à s’approprier une place qui n’est pas la sienne et cherche également à travailler un référencement avec le nom de notre marque DAY USE.
Une procédure juridique est en cours contre cette société pour utilisation abusive du nom de notre marque dans un but de référencement.
L’ensemble de ces informations communiquées dans cet article sont fausses :
• Sachez que la société que vous citez en expliquant qu’ils ont 500 hôtels n’en ont en réalité qu’une petite centaine, chiffre apparaissant sur leur site internet.
• cette société se revendique précurseur et leader sur ce marché alors que notre entreprise : SAS DAY USE, existe depuis Octobre 2010, or la société que vous citez a été créée postérieurement à la nôtre.
Je vous demande donc de bien vouloir supprimer cet article au plus vite ou bien de supprimer la mention « dayuse » dans l’adresse de l’article ainsi que toutes les mentions « dayuse » dans votre article.
Sans suppression de ces mentions faisant référence à nos marques Française et Européenne, ainsi qu’à notre entreprise SAS DAY USE, ainsi qu’à notre nom de domaine : www.dayuse-hotels.com, nous nous réservons le droit de prendre les mesures juridiques adaptées pour défendre nos droits.
Je me tiens à votre entière disposition pour en discuter,
Bien cordialement,
— -
David LEBÉE
Directeur général

Ce à quoi nous répondions :

Monsieur,
Je suis étonné de recevoir votre email.
Malgré l’étalage de muscles dont vous tentez de faire preuve, vous n’avez manifestement pas les bonnes compétences en interne pour comprendre que le blog « hotelgestion » n’a strictement rien à voir avec la publication « TendanceHotellerie.fr ».
Si en plus vous aviez en interne des gens qui savaient lire, vous auriez distingué sur la page http://www.tendancehotellerie.fr/articles-breves/communique-de-presse/4409-article/roomforday-r-est-la-premiere-plateforme-de-reservation-d-hotels-dediee-exclusivement-a-la-journee la mention « Contenu copié-collé du communiqué de presse officiel de son émetteur qui en assume l’entière responsabilité. TendanceHotellerie n’approuve ni ne désapprouve ce communiqué. ». Ce communiqué reprend l’expression courante « day use » à trois reprises. Sur le plan de la marque, protéger un nom commun est une tâche ardue ici en France, surtout quand le nom commun est exclusivement utilisé pour illustrer ce qu’il signifie précisément, la pratique de la location à la journée, pratique qui a commencé bien avant octobre 2010. Heureusement que personne n’a déposé la marque « beurre » ou « haricot vert » sinon nous n’aurions d’autre choix que de dire au commerçant « une livre de ce machin, s’il vous plait ».
Franchement il est dommage que vous vous comportiez aussi mal à notre égard, nous qui avions publié en 2011 un article à propos de vos services : http://www.tendancehotellerie.fr/articles-breves/chambre-equipement/1224-article/tendance-l-hotellerie-de-luxe-succombe-au-day-use-avec-retenue.
Je vous souhaite de recruter un(e) bon(ne) DRH.
Cordialement

Guilain Denisselle

Quelques points méritent d’être commentés :
-  Extrait : « …nous avons réalisé un volume d’affaires en 2014 de 6,1 millions d’euros, chiffre officiel et consultable… ». Bizarrement, ni Infogreffe ni societe.com ne diffusent les résultats. PNG
-  La société Day Use a été créée en 2010. La société qui exploite RoomForDay a été créée en 1998. Voici donc que l’année 1998 a eu lieu après l’année 2010…

Jusqu’où s’étend la "propriété" du mot "day use" ?

Cette marque va-t-elle également subir les foudres de la société Day Use ?

Celle-ci ?

Est-ce que les hôtels ont le droit d’avoir des offres de "day use" sur leurs pages web ?

Conclusion

Difficile de trouver une quelconque circonstance atténuante à cette attitude malsaine et immorale de la société Day Use dont le seul but est d’écarter ses concurrents (de manière déloyale ?) d’un marché de niche. Si une société se comporte de telle manière avec ses concurrents et réussit le tour de force d’être quasiment seule sur une requête « day use » sur un moteur de recherche, pourquoi se comporterait-elle différemment avec ses clients une fois qu’elle aura éradiqué ses concurrents ? C’est hélas le verbe « éradiquer » qui vient à l’esprit pour illustrer le mieux le chemin emprunté par la société Day Use, elle qui n’est que la flagrante victime de la présence parfois antérieure de concurrents sur un marché abusivement libre… Cette méthode ne serait-elle pas celle d’un certain Uber qui ne supporte pas ses concurrents et les fait couler ubérise grâce à l’argent de ses investisseurs ?

Si vous copiez cet article, n’oubliez pas d’insérer le lien vers sa source : http://suiv.me/6000

Si vous copiez cet article partiellement ou intégralement, n’oubliez pas d’insérer le lien http://suiv.me/6000 vers sa source ou le lien http://suiv.me/6000.qr vers le QR Code ci-contre. N'hésitez pas à consulter le monde d'emploi ou à lire les CGU.
 
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Les commentaires

  • 1. La marque DayUse ? Circulez ya rien à voir !, 13 avril 2016, 13:36, par frederic

    idem pour booking alors qui n est pas une marque mais un nom commun ....reservation ?

  • 2. @frederic, 13 avril 2016, 13:42, par TH

    sauf que Booking
    - n’a pas réservé la marque basée sur le mot Booking mais sur son logo
    - n’attaque pas ses concurrents au tribunal dès qu’ils utilisent le mot booking sur leur site ou dans leurs métas

  • 3. La marque DayUse ? Circulez ya rien à voir !, 13 avril 2016, 14:15, par Patoufle

    Article très intéressant. Je souhaite partager entant qu’hotelier une experience que j’ai eu avec ce site.

    En effet, j’ai signé un contrat avec eux il y a 2 ans. Ensuite, j’ai voulu collaborer avec d’autres sites de reservations d’hôtels en journée, mais dayuse me l’a interdit en m’envoyant des lettres d’avocat.

    En effet, ils avaient inclu au milieu de leur contrat une clause d’exclusivité m’interdisant de travailler avec d’autres sites pendant la durée du contrat, mais aussi 1.5 ans après la rupture du contrat avec eux.

    J’aurai due lire ce contrat avec attention, mais je préfère passer mon temps à m’occuper de mes clients plutôt qu’à me protéger contre un soit disant partenaire qui est devenu un problème.

    Ces pratiques sont inadmissibles.

  • 4. @Patoufle, 13 avril 2016, 14:31, par TH

    Merci pour votre témoignage qui n’est hélas pas unique.
    La clause d’exclusivité de DayUse sera abordée dans un prochain article. Si vous avez des éléments à fournir pour étayer le dossier, nous sommes preneurs (email info@tendancehotellerie.fr).

  • 5. La marque DayUse ? Circulez ya rien à voir !, 13 avril 2016, 16:07, par cyril

    Bon article TH

    Je ne sais pas vous, mais pour ma part, ça commence à m’énerver tous ses roublards d’opérette, tous ses petits tricheurs de bas étage, tous ces petits malins à l’éthique groom 0,
    Mais aussi ces incompétents (dans cette histoire l’inpi et la cnil) qui sont inconséquents et qui ne comprennent pas le métier qu’ils font.

    Il me semble pourtant plus simple, plus ludique et plus reposant de travailler en bonne intelligence, sans rouler les gens, en les respectant, en n’écrasant pas ses partenaires ou ses concurrents.

    Nous arrivons dans un monde de charlots où plus rien n’a de la valeur.
    C’est dommage et rageant car je ne pense pas que l’on progresse de cette façon.

    Enfin concernant la CA de 6.1 millions, je pense qu’il s’agit du volume d’affaire...
    Retraités avec une commission qui doit est de 30%, ce chiffre devient beaucoup impressionnant....

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