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vendredi 20 janvier 2017

Livre blanc pour le Tourisme d’Alliance 46.2 : tout ça pour ça !

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Le moins que l’on puisse dire à la lecture du "Livre Blanc pour le tourisme" par le think tank Alliance 46.2 est que le mot "think" est ici usurpé.

On veut créer une circonstance aggravante quand un vol ou une agression sont commis dans une zone touristique, comme si le fait d’agresser un touriste était plus grave qu’agresser un citoyen normal, qu’il soit de ce pays ou d’un autre. En mots simples : un voleur risquerait moins à piquer un sac à main à Sarcelles que place Vendôme...

On se félicite de voir que l’organisateur étranger d’un évènement se verra facturer en hors taxes. Ce qu’on oublie de dire, c’est que ceci ne concerne que la partie salle/matériel/droit d’entrée. Le gîte et le couvert ne peuvent aucunement entrer dans ce processus pour diverses raisons complexes. Par contre, personne n’est choqué que la TVA sur la chambre ne puisse toujours pas être récupérée (hormis sur les invités de l’entreprise) par les entreprises alors que c’est le cas dans un grand nombre de pays européens. Pourtant 10 % de TVA en moins sur l’hébergement rendraient l’événementiel professionnel français plus attractif, sans avoir besoin de créer une nouvelle usine à gaz.

Comme toujours, on veut toujours plus d’argent pour Atout France, comme si ses actions avaient un impact équivalent aux moyens qu’on lui accorde et surtout sans mettre définitivement fin au copinage. On ne peut pas dire que les portails Internet produits par Atout France aient marqué le monde. Plutôt que de l’argent, c’est avant tout des compétences qu’il lui faudrait acquérir. Pourtant le club qui pense souhaite un nouveau groupe de travail, auquel il participera bien évidemment, afin de construire une plateforme digitale du tourisme français. A la lecture du paragraphe suivant, on ne peut qu’être circonspect.

Le pompon c’est quand à la page 45, on lit la définition d’OTA : Open Travel Alliance, une association de professionnels du tourisme qui développent des standards technologiques de communication entre leurs systèmes d’information. Il aurait suffi de faire relire ce passage à au moins une personne du service distribution du premier hôtelier de France et membre fondateur de ce think tank, et l’horreur l’erreur aurait été évitée. Mesdames et Messieurs d’Alliance 46.2, OTA est un acronyme qui signifie Online Travel Agency.

Le club qui pense limite la notion de "e-réputation" aux seuls avis et se réfère à la norme AFNOR sur les avis. Pourtant la "e-réputation" fait l’objet d’un autre groupe de travail AFNOR auquel aucun des membres du club ne participe. Et la e-réputation s’étend à bien plus de choses que les simples avis. On y aborde par exemple le dénigrement, la diffamation et toutes les pratiques qui salissent une personne ou une entreprise et on y prépare un guide des bonnes pratiques à destination des entreprises et du public : comment se protéger, comment réagir mais aussi comment ne pas franchir la ligne...

Le big data est bien évidemment abordé mais tout est de la faute de la CNIL, comme si la CNIL allemande était plus tolérante que la nôtre... Ce qui importe au club qui pense, c’est que la CNIL permette aux entreprises françaises de ne plus être inquiétées, à l’instar des multinationales étrangères. Et pourtant, la CNIL française et ses homologues européennes ont raison de vouloir protéger les données personnelles, et au demeurant confidentielles, de leurs citoyens nationaux. Pour illustrer ceci, rien de tel que l’image d’un barrage. Si on construit un barrage pour stocker l’eau, on va retenir un flux qui n’avait pas forcément vocation à l’être, mais surtout il faut être conscient que sa libération aura des conséquences qui dépendent directement du débit de sortie. Si on libère d’un coup toute l’eau retenue par le barrage, c’est toute la vallée qui est noyée : personnes, entreprises, maisons, écoles, administrations, infrastructures... car un flux incontrôlé détruit tout sur son passage. C’est la même chose avec le big data : faut-il tout stocker ? Et puis, non canalisé, il détruit tout sur son passage y compris des vies. Avant toute décision qui pourrait fragiliser le barrage et noyer la vallée, il est urgent de prendre du recul et de la hauteur, au niveau de l’Europe ou d’autres instances internationales.

A la lecture de ce cahier de 56 pages, difficile de ne pas rejoindre les points de vue du Comité pour la modernisation de l’hôtellerie et du tourisme français à propos d’Alliance 46.2. Le copinage a encore de beaux jours dans les hautes sphères du tourisme... et pendant ce temps des entreprises du tourisme meurent chaque jour qui passe.

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